LES BAUX DE PROVENCE Histoire

Une forteresse naturelle Le village des Baux-de-Provence est situé au cœur du Parc régional des Alpilles, entre Arles et Avignon. Son nom vient de la configuration du lieu : baou signifiant « escarpement rocheux en forme d’éperon ». Le...

Une forteresse naturelle

Le village des Baux-de-Provence est situé au cœur du Parc régional des Alpilles, entre Arles et Avignon. Son nom vient de la configuration du lieu : baou signifiant « escarpement rocheux en forme d’éperon ».

Le site offre un panorama exceptionnel qui s’étend jusqu’à la Camargue et la Sainte-Victoire. Cette situation géographique privilégiée pour l’observation et la défense en ont fait un lieu très tôt convoité par l’homme.

Dès l’époque néolithique, une population relativement dense vivait ici. Les Romains s’y établissent attirés par la position stratégique du lieu. L’exploitation de carrières de pierre calcaire date de leur colonisation.

Des seigneurs puissants et rebelles

La première ville fortifiée est construite au X° siècle par une puissante Maison provençale qui prend le nom des Baux. Ses descendants font ériger au XIII° siècle un imposant château.

Après la mort de la dernière princesse, à la fin du Moyen Âge, le château passe dans le domaine royal. Louis XI, lassé des belliqueux seigneurs des Baux, ordonne le démantèlement de la forteresse. A la Renaissance, des bâtiments sont reconstruits. La cité connaît une période faste mais est, à nouveau, encline à des troubles. Louis XIII envoie les troupes de Richelieu assiéger la forteresse qui est démantelée.

Les Princes de Monaco, Marquis des Baux

Le roi donne, en 1642 à Hercule de Grimaldi, la cité en marquisat qui sera rattaché à la France par rachat à la Révolution. De nos jours, le prince héréditaire Jacques de Monaco porte le titre honorifique de Marquis des Baux.

Le plateau abrupt est progressivement délaissé au profit de ses vallons. A la fin du XIX° siècle, la cité ne compte plus que 400 habitants contre 3000 au XIII° siècle.  

Un nouvel essor

Il faudra attendre la découverte en 1822 de la bauxite et la fin de la seconde guerre mondiale pour que le village renaisse de ses cendres grâce au tourisme. Le village appartient depuis 1998 au cercle très fermé des « Plus Beaux Villages de France ».